Chapitre 1 : L'échappée belle.
Le bruit du ressac ne traversait pas les murs épais et pour cause... Les éléments étaient déchaînés. Le tonnerre grondait, une tempête de neige faisait rage à l'extérieur et personne ne se risquait à sortir.
Au creux du sombre édifice, une jeune homme se réveilla en hurlant. L'oeil hagard, l'esprit complètement embrumé, il se demandait où il se trouvait. Il ne se souvenait plus. Il ne pouvait bouger et l'obscurité l'empêchait de discerner ce qui lui arrivait.
Pourquoi ne peut-il pas se lever ? Qui lui à ligoté les membres afin de le garder sur ce lit froid et dur ? Et d'ailleurs, où est-il ?
Une odeur fétide lui prit la gorge et le jeune homme se mit à tousser. La quinte se prolongea, l'angoisse le prit au coeur mais il ne put bouger pour apaiser son ventre crispé par la peur. Un cri monta du fond de sa gorge, sitôt étouffé par des souillures qui se répandirent sur la couche.
Et de nouveau, il sombra dans l'inconscience.
Dans le couloir nauséabond, une ombre passa et stoppa devant la porte. Des cliquetis résonnèrent dans le silence ambiant. La silhouette encapuchonnée de noir entra, flottant dans l'air putride de la pièce humide.
Pas un mot, juste un souffle rauque mis en valeur par la fumée s'échappant, dû à la température avoisinant les zéros degrés.
Lentement, se plaçant au dessus du corps immobile, il fit glisser sa capuche, révélant un visage hideux recouvert de croûte. Juste un baiser...
Des pas résonnèrent alors.
« Attendez ! » Le ton était sec, incisif.
Une forme argentée précéda la geôlière qui entra baguette en main, se ruant sur l'ombre figée prête à embrasser le prisonnier. La silhouette disparut aussitôt.
Un regard circulaire sur la cellule et la femme s'approcha de l'ancien étudiant, affichant un sourire sardonique.
« Debout ! » Tonna la voix glaciale en vrillant les cotes du corps amorphe reposant sur la paillasse servant de lit.
L'ex Serpentard plissa les yeux en gémissant sous les coups de pieds. Lentement, il leva les yeux sur son bourreau et blêmit. Ce ne pouvait pas être elle.
« Allez face de troll ! Lève toi ! C'est l'heure ! » ajouta t'elle d'un ton doucereux en accompagnant sa tirade d'un clin d'oeil.
Il tressaillit sous les paroles, Il avait perdu la notion du temps, oublier sciemment certains souvenirs mais pas elle. La seule femme qui comptait pour lui.
L'esprit confus, il leva ses yeux cernés et étudia avec attention le visage de celle qui fit disparaître les liens le bridant.
Elle n'avait pas ce regard améthyste qu'il aimait tant mais la lueur qu'il lisait dans ces yeux émeraudes l'intriguait. Comme ce sourire, ce clin d'oeil et ces quelques mots qui n'appartenaient qu'à Elle.
Difficilement, il se redressa. Son premier geste fut de s'essuyer la bouche, pâteuse, de son bras nu et sale. Ses longs cheveux auburn emmêlés démontraient le temps passé en cellule. De même que la peau basanée par le début de barbe mordant les joues creuses. Depuis combien de temps était-il enfermé ici ? D'ailleurs...
Les yeux marron-ocre parcoururent la pièce éclairée par le corbeau étincelant.
Azkaban ! L'effroi se figea dans ses traits fins et tirés. La bouche entrouverte laissa passer un gémissement de stupeur, suivit d'un sanglot d'accablement. Ce qu'il avait occulté lui revint en tête et tout se mit à tourner autour de lui lorsqu'il se souvint du regard que lui avait lancé celui qu'il aimait quand il avait expiré son dernier souffle.
Une gifle fulgurante l'empêcha de sombrer dans ses noirs souvenirs. Mais il était conscient de ce qu'il s'était efforcé d'oublier.
« Pas le temps de t'apitoyer sur ton sort ! » murmura t'elle d'une voix sourde en le fusillant du regard.
« J'attends ! » Ajouta t'elle en tapant du pied.
Howl baissa les yeux, noyés de larmes au funeste souvenir, et il finit par lever son séant, lentement de peur de tomber.
Son corps était dans un état lamentable. Amaigri par son séjour dans la tristement célèbre prison sorcière et mutilé volontairement par ses soins avant de finir attaché comme un chien.
Et cette femme à ses cotés était soit son pire cauchemar, soit son plus beau rêve.
Si elle était bien celle qu'il voyait, elle le conduirait, avec un plaisir sadique, recevoir le baiser d'un détraqueur. La sentence pour le crime perpétué sur celui qu'elle maternait comme un fils, sur...
Il ferme les yeux, souhaitant oublier de toutes ses forces.
Si au contraire, ce qu'il ressentait était réel ? Si derrière cette enveloppe charnelle se cachait la seule femme capable de l'épauler malgré ses actes odieux... Il vivrait des moments difficiles et la culpabilité, les remords couplés aux souvenirs serait une torture perpétuelle.
Finalement, le baiser serait une délivrance. A quoi bon vivre sans amour ? Sans l'être que l'on aimait à tel point que... Que l'on a préféré lui ôter la vie plutôt que le savoir avec une autre.
Il l'avait tué et l'autre aussi.
« Heartbreaker ! Soit tu te bouges, soit je te fais bouger. Je n'ai pas beaucoup de temps ! » Tonna la voix agacée.
Howl hocha la tête. Vu son état pitoyable, il aurait été plus rapide qu'elle utilise un impérium...
Il se mit cependant en marche, suivant la femme aux longs cheveux prune.
Le patronus écarta les quelques détraqueurs rodant encore tandis qu'elle se dirigeait dans le dédale des couloirs obscurs et déserts.
Ils arrivèrent enfin devant une large porte qu'elle ouvrit avant de lui signifier de la suivre.
Le corbeau disparut alors qu'ils passèrent la porte, elle fit volte face et il se retrouva devant la baguette pointé sur son visage détaché.
« Tergeo ! » lanca t'elle contre toute attente.
Howl arqua un sourcil lorsqu'il sentit la saleté abandonner son corps. Une lueur d'incrédulité passa dans son regard mais il n'eut pas le temps de formuler la question qui lui brûlait les lèvres, si tant soit peu qu'il puisse encore parler, que Malfoy le poussa contre le mur.
« Tu m'écoutes attentivement, Howl. » murmura t'elle tout contre son
oreille.
« Nous avons peu de temps mais si tu m'écoutes attentivement et que tu suis mes instructions, nous réussirons. Sinon, tu auras ma mort en plus sur ta conscience ! »
Le jeune homme ne pipa mot, hochant simplement la tête comme assentiment.
Venusa Malfoy risquerait-elle sa vie pour lui ? Il en doutait étant donné les sentiments qui la liaient à celui dont il avait prit la vie.
Il n'eut pas le temps de s'appesantir sur ses pensées qu'elle sortit une fiole de sa poche intérieure.
« Boit ça ! Et ne me lance pas ce regard courroucé, je ne vais pas te tuer, sinon je n'aurais pas fait tout cela pour te sortir d'ici ! »
Elle le regarda boire en le pressant, lui prenant la main. Peu à peu, Howl prit l'apparence de... Moïra Malfoy.
Venusa attrapa habilement le bébé, l'habilla rapidement et poursuivit son chemin, tournant dans le couloir menant à la sortie.
Elle expira pour se donner du courage et chantonna doucement tout en détachant sa robe. Elle se prépara et positionna Moïra/Howl pour la/le faire 'téter'.
« Miss Malfoy ?! »lanca l'un des gardes en la voyant venir vers eux.
« Vous aviez la petite avec vous ? Ce n'est pas... »Il n'ajouta rien de plus en voyant la mère nourrir son enfant et qui lui lançait un regard noir.
« Allez y Miss. » fit l'homme en ouvrant l'accès menant à la zone d'accès par poudre de cheminette.
Venusa passa devant lui et se tourna, une vague de fureur lui transperçant les entrailles en repensant à ce qu'elle avait interrompu. Si elle était arrivée trop tard...
« A l'avenir, le laissez pas seuls avec les détraqueurs ! Je ne serais pas arrivée à temps, le prévenu serait mort avant son procès ! »
Le garde blêmit en bredouillant de vagues excuses sur le manque d'effectif face à la charge de travail.
Venusa l'interrompit d'un geste.
« Gardez vos explications pour Dawlish ! Heartbreaker ne se sentait pas bien et l'un de vos collègues l'a conduit à l'infirmerie. Vu son état lamentable, il était temps. Pour ma part, j'ai vu ce que je devais voir avec lui. Bonne fin de journée messieurs. »
Les gardes baissèrent les yeux pendant que la sous-directrice se préparait à partir, se rhabillant par la même occasion et plaçant Moïra/Howl sur son épaule, pour le fameux rot d'après manger.
Une sirène résonna, Venusa sourit et scanda sa destination sans crainte d'être entendue avant de disparaître dans une volute de fumée.
En sortant de la cheminée des Trois Balais, Venusa était aux anges.
La première partie de son plan avait parfaitement fonctionné et ils étaient dans les temps. Le polynectar cesserait bientôt d'agir. Elle avait une série de fioles pour Howl en attendant d'être à l'abri. Elle ne remercierait jamais assez Nath pour le service qu'il lui rendait. Mais il ne fallait pas traîner.
Venusa salua Rosmerta d'un sourire et sortit de la taverne. Elle devait absolument atteindre la cachette avant qu'ils ne reprennent leurs apparences...
Il fallait vraiment qu'elle l'aime pour faire tout ça.
Chapitre 2 : Mots à maux d'adieu.
Venusa avait déposé Howl derrière la taverne d'Alberforth Dumbledore avant de s'absenter.
Il reprit son apparence rapidement, le polynectar qu'il avait ingéré avait été dosé de façon à ce qu'il ne soit Moïra que pendant une très courte période, par mesure de sécurité.
Lentement, il enfila les vêtements qu'il avait trouvés à ses cotés, chaque geste lui arrachant une grimace de douleur. Lorsqu'il fut habillé, son regard se promena sur les environs. Il blêmit en reconnaissant Pré-au-Lard. Après quelques observations, il comprit qu'il était derrière la tête de sanglier, ce qui était somme toute logique vu que l'endroit était peu fréquenté et surtout à l'écart. Mais être si proche de l'endroit qui avait bouleversé son existence renforça son mutisme tout en le plongeant dans ses morbides souvenirs. Il s'adossa contre le mur froid, ignorant la pluie qui fouettait son visage et attendit le retour de celle qui venait de le sortir d'Azkaban.
Pourquoi Alice l'avait-elle empêché d'expier ses fautes ? Car il était certain que c'était son amie. Outre ce qu'il avait remarqué dans les couloirs sombres, il savait que seul la Serpentarde était capable de préparer du Polynectar à ce niveau et surtout d'avoir cette idée folle de le sortir de prison. Qui d'autre autrement ?
En la voyant arriver, il se crispa. Son visage s'était atténué dans son esprit durant ses longues heures solitaires et la voir face à lui alors qu'il était certain de ne jamais pouvoir le faire à nouveau lui faisait mal. Alice ne bougeait pas, baissant les yeux sous le regard qui la toisait froidement.
« Pourquoi ?! » Fut le premier mot qui franchit ses lèvres pincées. Sa voix était rocailleuse, dû au silence qu'il s'imposait depuis de longues semaines.
Pourquoi s'était-elle donné cette peine ? Avoir pris autant de risques alors qu'il était condamné était absurde.
Alice releva le menton et replongea son regard améthyste dans les prunelles ocrées de son camarade.
« Un simple Al' aurait écorché ta face de troll ? » Elle croisa les bras sur sa poitrine en secouant la tête.
« Quant à ta question stupide, je te laisse y réfléchir par toi même pendant que je prépare la suite. »
Ceci dit, elle haussa les épaules et se tourna quand...
« Quelle suite ? » Lança Howl en lui attrapant le bras.
« Tu t'arrêtes ici, et maintenant ! »
Alice frissonna en sentant la main sur son bras et soudain, toute la pression accumulée brisa le barrage qu'elle avait érigé. Elle fit volte face et se jeta sur lui.
« Moi aussi je pourrais te demander pourquoi ! Pourquoi lui ? Pourquoi tu as agis sans réfléchir ? Pourquoi malgré tout, je t'aime toujours ! Et pourquoi tu me demandes d'arrêter ! » Tandis qu'elle criait, Alice tambourinait le poitrail de Howl de ses poings serrés, des larmes perlaient au coin de ses yeux.
« Parce que le coeur a ses raisons que la raison ne peut entendre ! »Lança t'il un brin sarcastique en lui immobilisant les poignets.
« Quant à l'amour... Tu ferais mieux de tirer un trait dessus. Je ne suis pas pour toi. Je ne suis pour personne. L'histoire s'arrête ici. » Ajouta t'il en l'éloignant de lui.
Alice ne put réprimer un frisson sous les propos cinglants. Elle s'était attendu à ce que Howl soit différent mais pas à ce point.
« Tu ne penses pas ce que tu dis, Howl ! » Fit-elle d'une voix tremblante en se rapprochant doucement.
« Pas après ce que je vient de faire pour toi. »
Howl ricana et s'approcha. Elle était bien une femme tiens !
« Mais je n'avais rien demandé ! Tu as pensé qu'en me sortant d'Azkaban, tu obtiendrais mon amour éternel ? » fit-il d'une voix sourde.
« Mon amour est mort, je l'ai tué moi-même ! » Ajouta t'il contre l'oreille d'Alice.
Les mots eurent l'effet escompté, les larmes roulaient sur les joues pâles de la Serpentarde.
Il lui releva le menton et plongea le regard dans le sien, un sourire mauvais étirait ses lèvres.
Loin d'Azkaban et des détraqueurs, il avait retrouvé sa force et un magnétisme presque animal qui empêchait Alice de détourner les yeux.
« Mais je peux bien t'accorder ceci... » fit-il tout bas avant de l'embrasser durement, la main lui maintenant la nuque.
La jeune femme subit le baiser et se pressa contre lui machinalement. Elle entrouvrit les lèvres, et la langue d'Howl vint rencontrer la sienne pour une brève danse avant qu'il ne rompt le baiser.
Haletante, elle battit des paupières et rouvrit les yeux, croisant le regard impassible de son ancien camarade de maison. Son coeur se serra et elle le sol se déroba sous ses pieds. Elle réussit à se retenir en attrapant les épaules de Howl.
« T'en veux plus ? Dommage. » Dit-il en ricanant.
Alice le gifla mais il ne bougea pas, affichant un petit sourire suffisant. Il voulait amener Alice à le détester. Pour la protéger de lui, pour l'empêcher de souffrir lorsqu'il tirerait sa révérence. Car il ne comptait pas rester là à attendre son heure. Il avait bien l'intention de rejoindre celui qu'il avait tué.
« Je ne te reconnaîs pas Howl. » Balbutia t'elle en le repoussant vivement.
« Tout simplement parce que tu ne m'as peut-être jamais connu véritablement. » fit-il sibyllin.
« Je ne suis pas un gentil garçon, Alice. J'ai tué deux personnes et il est fort possible qu'une troisième rejoigne les deux premières. » Murmura t'il en dardant sur elle un regard ambigu.
Il allait sans dire qu'il ne pensait pas ce qu'il disait, du moins pas comme il l'avait formulé.
Alice devint livide et se cogna contre le mur comme elle reculait. Howl ricana et l'accula encore plus.
« Adieu Alice. Oublie moi et sois heureuse. » Fit-il alors en la regardant moins froidement. La jeune femme put apercevoir une lueur étrange dans les yeux marrons-ocres avant qu'il ne fasse volte-face et disparaisse au détour du chemin.
La pluie qui tombait drue permit à ses larmes de passer inaperçues. Elle était partagée sur ce qu'elle ressentait envers Howl après ce qu'il venait de se passer.
Howl marchait dans les rues de Pré-au-Lard, ne se souciant pas des regards posés sur sa personne.
La scène avec Alice l'avait ébranlé mais il était résolu dans ses intentions. Il ne pouvait vivre sans Loan, malgré l'amour qu'elle lui vouait. Ce qu'elle avait fait lui avait ouvert les yeux. Il avait été touché mais il ne pouvait accepter qu'elle se sacrifie alors qu'il ne cesserait jamais d'aimer celui qu'il avait tué. Ce jour là, il était mort également...
Tandis qu'il avançait, il revivait la scène... Inlassablement, inexorablement.
Il revoyait Loan et Eva s'embrassant et son corps se tendait comme un arc. Comme ce funeste jour ou il avait réagi sans même réfléchir. La jalousie avait étreint son coeur. Surtout avec le souvenir de ce qu'il avait vécu avec Loan la veille. Comment avait-il osé ? Alors qu'à peine 24 heures plus tôt, c'était lui qu'il embrassait de cette façon, et plus encore !
Il se revit sortir sa baguette et se diriger vers le couple pour les séparer, pointant immédiatement l'item sur la jugulaire du métis qui arborait un rictus ironique.
Il se remémorait la tentative de gifle d'Eva avant qu'il ne saisisse son bras, ayant prévu le coup. Il l'avait ensuite poussée de toutes ses forces, de toute sa hargne et la Poufsouffle n'avait pas pu se rattraper. Elle avait reculé, perdu l'équilibre en se prenant les pieds dans une souche, avant de se cogner la tête contre le sol sourdement.
Mais Howl ne s'en était pas occupé, Alice était déjà partie chercher de l'aide.
Loan et lui s'étaient défiés du regard longuement. Puis le métis avait ricané, ce qui avait attisé sa rage.
« Tu ne m'auras jamais, Heartbreaker ! Je te l'ai déjà dit pourtant ! Elle par contre... » Lui avait-il dit d'un ton doucereux, affichant son sourire moqueur.
Il avait ensuite pris la direction de la silhouette gisant sur le sol et Howl n'avait pas pu se retenir.
S'il ne l'avait pas. Personne ne l'aurait. Et surtout par Morphia !
« Avada Kedavra ! » avait-il prononcé d'une voix méconnaissable en pointant sa baguette sur Loan.
Ce dernier avait écarquillé les yeux en le fixant puis s'était affalé sur le sol, le regard vitreux.
C'est là qu'il avait pris la mesure de son acte. Il avait hurlé en lâchant sa baguette avant de s'agenouiller prés du corps sans vie et le prendre dans ses bras. Les larmes brouillaient sa vue tandis qu'il embrassait les lèvres encore chaudes de celui qu'il aimait mais qu'il avait tué.
Tandis qu'il revivait le crime qu'il avait commis, il ne remarqua pas le regard émeraude qui l'avait détaillé quelques instants, histoire d'être sûr de son identité avant de disparaître dans un Pop caractéristique. Howl prit la route de Poudlard. Il était certain de trouver la solution à son problème.
Soudain, une vague de froid l'étreignit mais il se força à continuer d'avancer. Il savait et il voulait.
Deux silhouettes encapuchonnées flottaient autour de lui, s'approchant peu à peu.
Il s'effondra alors que son esprit torturé ne ressentait que vide et désespoir. Puis il vit l'ombre se placer au dessus de lui et lentement, baisser sa capuche. Peu à peu, un froid polaire l'enveloppa, il ferma les yeux en esquissant un fin sourire. Et enfin, on lui donna le baiser, il n'était plus. Son âme, son esprit avait quittés son corps, qui n'était plus rien qu'une enveloppe vide.
Venusa était arrivée, accompagnée des deux aurors mais trop tard. Ils n'avaient pas pu empêcher le détraqueur de prendre ce qu'il avait jugé comme un dû, étant donné l'évasion du jeune homme.
Un cri résonna, aussitôt suivi d'un autre, plus aigu et plaintif. Le froid se leva alors qu'une louve éthérée revenait vers celle qui l'avait créée. Un bruit de pas accourant se fit entendre et Alice s'effondra sur le corps sans âme de Howl, qui reposait sur la route menant à Poudlard.
Elle avait compris trop tard et maintenant il n'était plus.
Une larme roula sur la joue pâle et s'échoua sur les lèvres qui s'étiraient encore en un sourire.
« Adieu, Howl... »Murmura t'elle en embrassant une dernière fois la bouche déjà froide de celui qu'elle aimait.
« Tu n'étais qu'un fou mais par amour
Il a fait de toi un fou, un fou d'amour
Ton ciel c'était ses yeux, sa bouche
Ta vie c'était son corps, son corps
Tu l'aimais tant que pour le garder tu l'as tué
Te n'es qu'un fou, un fou d'amour
Un pauvre fou qui meurt
Qui meurt d'amour »
















Devious Comments
*sniffouille*
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Mr. Shiro own you ass
Mody ava powaaa
Voui je sais, c'est pas joyeux
Le happy end est plus 'fun', même si la première partie est identique ^^ Mais j'avoue que je préfère cette version qui est, selon moi, plus intense et plus fidèle à ce que j'avais en tête.
Bref, je te filerait ca tout à l'heure
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Icon by *arsenicsama Thanks
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~heisefans *LxLight ~SerpentSortia ~Lutwidge-RPG
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Mr. Shiro own you ass
Mody ava powaaa
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Mr. Shiro own you ass
Mody ava powaaa
J'en écrirait une plus joyeuse just for you
Et si ca te prend un de ces jours de t'amuser avec lui en fic, te gènes pas xD
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